Françoise Laury
 
Au hasard d'une lecture, l'écrivain Philippe Sollers confie sa démarche, " je commence en constatant l'invivable ".

" L'invivable ", ce mot m'interpelle et m'évoque un lieu.
C'est un territoire habité et partagé; une industrie très polluante s'y est installée.
Je décide d'investir ce lieu, de m'interroger sur le partage, sur cette occupation du territoire.
Aller sur ce site et s'interroger sur la notion de paysage ne va pas de soi, face à une nature dégradée, cette notion est ébranlée.
Je commence.
Je décide d'en définir les limites, de le fréquenter assidûment, de l'arpenter, de le photographier en posant la bonne distance.
L'air est irrespirable, l'odeur nauséabonde, la terre est épuisée, partout des panneaux mettent en garde
sur la dangerosité du lieu, tout incite à partir.

Ici la photographie fixe un état transitoire de la nature et témoigne de " L'invivable ".


 
" d'une nature à l'autre  "
Photographies couleur
40 cm X 60 cm
 

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