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Regards Croisés
Belgique - Provence

Affiche Phot'Aix 2016
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Programme complet de Phot'Aix 2016 Programme de Phot'Aix 2016

cp Communiqué de presse
Regards Croisés Belgique / Provence et Les Parcours




ENTREE LIBRE
La Galerie Emile Zola est ouverte
du mardi au samedi de 10h à 18h30



Du 17 novembre au 31 décembre 2016, Regards Croisés accueille la Belgique, à la Cité du Livre d'Aix-en-Provence :
5 photographes belges : Jef Beirinckx, Sabrina Biancuzzi, Roel Jacobs, Benjamin Leveaux et Simon Vansteenwinckel
croisent leur regard avec
5 photographes résidant en france : Gaëlle Abravanel, Didier Bizet , Pierre-Emmanuel Daumas,  Mamadou Dramé et Nathalie Mazéas.

Depuis 16 ans, PHOT'AIX, Festival de Photographie, organisé à Aix-en-Provence par la Fontaine Obscure s'attache à relever un double défi :

  • Promouvoir la photographie contemporaine en favorisant les échanges entre artistes français et étrangers dans le cadre de l'exposition internationale Regards Croisés
  • Faire descendre la photographie dans la rue et favoriser l'émergence de nouveaux talents, en organisant Les Parcours photographiques thématiques à Aix-en-Provence et dans le Pays d'Aix.



Jef Beirinckx                                            en regard avec                                            Nathalie Mazéas


Jef Beirinckx


Nathalie Mazéas
"Purim of Antwerp"

Chaque année, au cours des deux jours qui marquent les vacances de Pourim, le quartier juif orthodoxe de « Belgiëlei » à Anvers (B) est transformé de sa normalité collet monté en une célébration carnavalesque. Les enfants s’habillent avec des costumes recherchés, les adultes sont encouragés à boire « jusqu’à ce qu’ils ne se rappellent plus de leur noms », et les rues grouillent d’acteurs minuscules assumant des identités alternées. C’est fascinant. J’ai marché dans le voisinage à la recherche de cette poésie surréaliste. Pourim est la célébration de l’histoire des juifs survivants à travers les siècles dans les pires circonstances.



"No man"

L'ambiguïté me happe à chaque coin de rue entre architecture oppressante et abandon du corps. Je ne sais plus si les gens que je croise se cachent ou s’ils sont réellement ce qu'ils montrent. Ils semblent sortir d'un film. Leurs errances me touchent. J'invente leurs vies en essayant de ne pas me perdre !  Comment trouver son identité, comment s'inscrire dans le chaos du monde ?
C'est un travail que j'ai réalisé entre Los Angeles et San Francisco en Novembre 2015 après avoir réussi à quitter, sur une route de campagne aux fins fonds de l'Amérique, un homme qui m'humiliait. J'étais parti pour me confronter aux paysages.

Sabrina Biancuzzi                                          en regard avec                                          Gaëlle Abravanel

Sabrina Biancuzzi

Gaelle Abravanel
"Le crissement du temps"

« Un assourdissant silence »
Un univers sombre. De rares silhouettes humaines, plus fantomatiques que réellement incarnées. Des espaces vides, expurgés de toute vie. Des objets abandonnés, en attente des protagonistes d’une pièce de théâtre qui n’aura pas ou plus lieu. Le temps est paradoxe dans les images de Sabrina Biancuzzi : il semble à la fois avoir déserté les lieux représentés et figé le vivant, comme gelé sous un inextricable glacis de gris. Le temps parait pourtant imperceptiblement faire son office. Sournoisement et inexorablement en marche.
Les oeuvres de Sabrina Biancuzzi deviennent sonores. Elles bruissent, grincent, soufflent, râlent. Elles ponctuent l’existence de l’artiste. Nous les contemplons alors à l’aune de nos propres destinées. Elles sont les comptables des heures qui s’égrènent et nous rapprochent un peu plus de l’heure ultime. Nul besoin des aiguilles de la pendule pour nous rappeler la fuite du temps. Les objets (chaises, lits, statues, poupées...) sont les vestiges d’un passé, la trace d’une histoire, le symbole du trépas des êtres aimés. Ce vide nous renvoie à notre propre disparition, à notre condition mortelle et éphémère. À cette enfance révolue dont les traces sont pourtant si profondes, gravées à jamais dans la mémoire. Les lieux (église, chambre, bois, chemins humides...) sont emplis d’un assourdissant silence, où viennent poindre des sons inquiétants, révélant les angoisses qui taraudent l’artiste.
"Family tree"

Family Tree met en images une destinée génétique déployant des émotions, sensations et sentiments de personne souffrant de syndrome bipolaire.
Pour cela j’ai utilisé des techniques de manipulations manuelles afin de faire percevoir une vulnérabilité génétique. Il faut savoir que plus le degré de parenté s’éloigne, plus le risque diminue.
J’ai essayé de remonter le temps tel un archéologue et de retrouver les liens de la généalogie familiale avec une préférence pour le féminin. J’ai pour cela dessiné sur mes photographies et sur d’anciennes cartes ; j’ai aussi procédé à des collages, à des encrages avec l’idée de voile, de broderie et d’imprimé fleurie.

Roel Jacobs                                                         en regard avec                                Pierre-Emmanuel Daumas

Roeland Jacobs
Pierre-Emmanuel Daumas

"Des belges sans voisins"

Elles n’ont ni vis-à-vis, ni voisines directes sur lesquelles s’appuyer : les “maisons mitoyennes isolées” sont typiques de la Belgique. Un phénomène rare et bizarre. Je suis fasciné par leur “absurdité” et leur “présence éternelle”. Captées à une saison où aucune végétation ne détourne l’attention du spectateur, ces images des maisons deviennent des portraits surréalistes de notre paysage.
J’ai commencé à les rechercher dans tout le pays et à les repertorier. Ensuite, je suis retourné les photographier avec une chambre technique Linhof Technika 13/18, sur des diapositives Fujichrome Provia.
"Dans 30km, tourner à gauche"

Évidemment, il y a la solitude qui se dégage de ces  infrastructures « anachroniques » au milieu de paysages simples, beaux, mais pourtant désolés. Dans ce travail, nous pouvons y voir une référence aux photographes Becher. Loin de vouloir répertorier et suivre un protocole aussi strict, il y a néanmoins cette interrogation du rapport entre architecture fonctionnelle et perception esthétique.
Cependant, la distance éloignée de la prise de vue permet de créer un nouveau dialogue entre l'architecture et le paysage et, ainsi, d'appréhender comment l'un enrichit l'autre et vice versa. Il y a donc dans ces photos une mise en abîme de l'interaction fonctionnalité / esthétique avec le rapport construction/ nature.

Benjamin Leveaux                        en regard avec                        Didier Bizet

Benjamin Leveaux

Didier Bizet

"This is not America"

La série présentée ici offre une représentation parmi d’autres, née de la rencontre des fantasmes de son auteur et de ceux qui la font vivre - les sujets photographiés à travers la Belgique.
De fait, chaque prise de vue trouve son origine sur le territoire belge et, pour la grande majorité, dans la seule province de Liège. L’intention avouée est bien de jouer sur les illusions, celles-là mêmes qui permettront peut-être de transporter le spectateur sur un autre continent - s’il le consent. C’est du moins le voyage auquel il est invité par l’auteur, lorsque celui-ci en appelle à ses propres rêveries, tirées de cette poignée d’années qui l’ont vu grandir dans les grands espaces canadiens.
Le titre de la série, «This is not America» s’offre au spectateur telle une piste, voire une forme d’avertissement supposé susciter devant ces images, questionnements et interpellations sur leur nature propre.

"Pyongyang Paris"

Spectacle gigantesque à l’échelle de tout un pays, mis en scène par la dictature pour les touristes, la Corée du nord offre continuellement les mêmes images. Témoigner sur place avec objectivité est chose quasi impossible. "Pyongyang Paris" montre une réalité qui s’entremêle avec une fable moderne. Un va et vient qui s’organise autour d’un parallèle fictif. Ce nord-coréen, si désuet, dé­couvre un Paris «cliché» qui lui rappelle à son insu que l’échappatoire est impossible. Ce parallèle me permet d’essayer de comprendre ce qui nous est caché en Corée du nord.

Simon Vansteenwinckel                                 en regard avec                                 Mamadou Dramé

Simon Vansteenwinckel

Mamadou Dramé
"Charlyking"

Ces images font partie d’une série que j’ai débutée en 2011 sur la ville de Charleroi en Belgique. Autrefois cité industrielle prospère, Charleroi n’est plus aujourd’hui que le fantôme d’elle-même. Les usines ont fermé les unes après les autres, entraînant la ville belge dans un déclin économique et social irrémédiable, malgré les efforts de la municipalité pour maquiller la reine déchue. La région de Charleroi est communément appelée le “Pays Noir”, en rapport à ses mines de charbon.
Charleroi a d’ailleurs été présentée comme la “ville la plus laide du monde” par un journal flamand. Aujourd’hui, quelques initiatives sont mises en place pour tenter de redorer le blason de la ville, mais elles ressemblent plus à un sparadrap sur une hémorragie.
Cette série d’images tente d’illustrer la ville et sa situation, entre fantasme et fantasmagorie, entre rêve américain et cauchemar belge.
 "ZUP (Zone urbaine photographique)"

« Filme ce que tu connais », cette citation de Martin Scorsese résonne dans ma tête lorsque je pars à la chasse aux images dans cette ZUP, que je connais si bien. 
Je photographie un peu tout dans les quartiers, je veux immortaliser ces lieux, là où les blocs s'abîment, là où les sentiments de délaissement pesant s'impriment.
Je veux mettre en lumière la pluralité des identités de la banlieue, dans une démarche quasi-documentaire, j'observe les mécanismes qui menacent de foutre en l'air les cités, nous, les concernés, sommes sourds, aveugles, ne voulant rien faire, se laissant traîner.
On se pose les questions seulement quand la dégradation est trop visible.




Jeudi 17 novembre

Lancement de Phot’Aix avec l’inauguration de l’exposition Regards Croisés Belgique -Provence à la galerie Emile Zola, à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, 8 rue des Allumettes, à Aix-en-Provence.
à 18h : Présentation des travaux à l’Amphithéâtre de la Verrière avec les photographes.
à 19h : Vernissage de l’exposition en présence des photographes.

Samedi 19 novembre
à 9h-12h30/14h30-16h30 : Lecture de Portfolios à la Cité du Livre.
à 13h30 : Visite commentée de l’exposition Regards Croisés Belgique- Provence, Galerie Emile Zola à la Cité du Livre, 8 rue des allumettes, à Aix- en-Provence.

Samedi 19 & dimanche 20 novembre
Workshop : "Cohérence du regard-cohérence du propos" avec Ljubisa Danilovic. À la Galerie Fontaine Obscure (infos et tarif ici)


Contacts pour Regards Croisés :
Coordination : Brigitte Manoukian
Communication et partenariat : Claire Le Goff,  Marie Padlewski
Scénographie : Sophie Korini
Relation photographes français : Amandine Suñer
Relation photographes belges : Bénédicte Hanot

 

 

la Fontaine Obscure - Espace Photographique Galerie, 24 av. Henri Poncet, 13090 Aix-en-Provence | copyright © Fontaine Obscure - Tous droits réservés.